Transparence à Villabé : les habitants méritent des réponses !


Auteurs : Bien Vivre à Villabé

Publié le : 30/07/2026


À Villabé, une conseillère municipale déléguée au « Bien-être et Prévention » est également présidente d'une société exerçant une activité privée dans le domaine du bien-être.


Cette situation est-elle compatible avec les exigences de transparence et d'impartialité attendues des élus locaux ?


Le droit n'interdit pas à un élu d'exercer une activité professionnelle. En revanche, lorsque cette activité relève précisément du domaine dont il a la responsabilité au sein de la commune, la question du conflit d'intérêts mérite d'être posée.


Comment les habitants peuvent-ils être assurés que les décisions municipales prises dans le domaine du bien-être, de la prévention, des ateliers ou des salons sont guidées exclusivement par l'intérêt général ?


Comment garantir une parfaite égalité de traitement entre tous les professionnels du bien-être installés à Villabé lorsque l'élue en charge de cette politique exerce elle-même une activité commerciale dans ce secteur ?


La commune a communiqué sur l'ouverture de DIET & YOU, comme elle le fait pour les nouvelles entreprises. Puisque cette pratique est identique pour tous les commerçants, elle ne constitue pas en elle-même un avantage particulier. Mais cette proximité entre la fonction publique exercée et l'activité privée ne peut-elle pas susciter, au minimum, une apparence de conflit d'intérêts ?


L'élue se déporte-t-elle* systématiquement lorsqu'un dossier concerne son secteur d'activité ? Les décisions sont-elles prises sans qu'aucun intérêt privé ne puisse être regardé comme interférant avec l'intérêt général ? Les habitants disposent-ils d'informations leur permettant d'en être certains ?


Un point qui nous parait le plus sensible : ce n'est pas l'ouverture de DIET & YOU.

C'est le choix du maire de confier à la dirigeante d'une entreprise de bien-être la délégation municipale "Bien-être et Prévention", avec compétence sur les ateliers bien-être et les salons.


Cette proximité entre intérêt privé et compétence publique crée au minimum une apparence de conflit d'intérêts, même si aucun avantage indu n'est démontré.


Une autre interrogation demeure.

Depuis la loi du 21 février 2022, chaque élu local doit pouvoir consulter un référent déontologue, chargé de l'accompagner sur les questions de conflits d'intérêts, de neutralité et de probité.

Or, aucune délibération du conseil municipal de Villabé n'a été adoptée pour désigner un référent déontologue des élus.


Pourquoi cette désignation n'a-t-elle toujours pas été inscrite à l'ordre du jour du conseil municipal et que le groupe Bien vivre à Villabé a rappelé, une nouvelle fois, son importance lors du Conseil municipal d’installation du 21 mars 2026 ? Réponse du maire : « non, on ne l’a pas encore désigné, on essaie de les regrouper avec Grand Paris Sud, avec les communes de Grand Paris Sud qui doit désigner un référent déontologue. Donc, on le désignera dès que possible. »


Comment les élus peuvent-ils bénéficier de conseils indépendants sur les questions déontologiques en l'absence de ce dispositif pourtant prévu par la loi ?


Cette absence est d'autant plus regrettable que la situation actuelle soulève précisément des questions de déontologie. La présence d'un référent indépendant permettrait de sécuriser les élus, de prévenir les conflits d'intérêts et de renforcer la confiance des habitants.


Ces interrogations ne constituent pas une accusation. Elles traduisent une exigence de transparence.


Les Villabéens sont en droit de savoir quelles garanties sont mises en œuvre pour que l'exercice des responsabilités publiques demeure totalement indépendant de tout intérêt privé, réel ou apparent.


La confiance dans les institutions locales repose autant sur la légalité des décisions que sur leur exemplarité.


*Se déporter : Le déport est une mesure administrative par laquelle un exécutif local ou un élu titulaire d’une délégation renonce temporairement à exercer ses compétences sur un dossier déterminé, en raison d’un conflit d’intérêts avéré ou potentiel. Il s’agit d’un mécanisme de prévention permettant de garantir l’impartialité des décisions publiques et de protéger l’élu contre le risque de prise illégale d’intérêts.